Habitat(s)

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Mis à jour le 25 mai 2022

Laurent Cerciat est le nouvel artiste invité à intervenir à Saint-Louis-de-Montferrand sur la parcelle dédiée à L'art dans la ville.
HABITAT(S) - dessin coloré ©L.Cerciat

HABITAT(S) - dessin coloré ©L.Cerciat

Laurent Cerciat invite à poser son regard sur la biodiversité de ce site et imagine une installation artistique intitulée Habitat(s) qui s’intéresse à la cohabitation entre les espèces.

L’œuvre

L’attention de Laurent Cerciat porte sur la faune qui peuple ce territoire. Il propose de tisser des liens entre occupants, animaux et humains via deux installations artistiques. Ces espaces d’interaction cherchent à contribuer à l’observation et la compréhension de la cohabitation entre espèces et à la favoriser.

La première intervention artistique est composée d’abris en bois, nichoirs pour oiseaux, micro-faune et insectes dispersés dans le paysage. Suivant le principe de l’anamorphose, ces éléments éparpillés reconstituent une forme, celle d’un arbre, selon l’endroit d’où on les observe.

L’installation invite à éprouver le dispositif à la fois ludique et réflexif de l’anamorphose. Du paysage-image que l’on regarde depuis un point de vue unique permettant que les éléments séparés et distants semblent s’assembler en un dessin unifié, le visiteur passe au paysage-milieu de vie en circulant librement parmi ces éléments susceptibles au fil des saisons d’accueillir et de favoriser de nombreuses espèces.

Ce dispositif aborde la notion d’habitat, dans sa multiplicité (les habitats, naturels et anthropisés) et dans son unité (l’arbre, le monde). Dans l’attention que l’œuvre nous invite à poser sur l’habitat réside un souhait et un espoir, celui de le partager dans de meilleurs équilibres d’usages et d’interdépendances.

Après le démontage, les éléments de l’installation seront distribués aux habitants et assortis de conseils pour continuer d’encourager l’accueil de la faune sauvage dans les zones d’habitation.

Sur une seconde partie de la parcelle, Laurent Cerciat intervient avec ses complices réguliers, Laure Carrier et Denis Cointe, pour imaginer une installation sonore.

Un cheminement mène à un dispositif dans lequel les visiteurs peuvent s’installer et déambuler dans un nouveau paysage sonore. Celui-ci donne à entendre une « polyphonie » de chants d’oiseaux enregistrés sur le territoire…à moins qu’il ne s’agisse de sifflements humains tentant d'établir un dialogue entre espèces ?

Il s’agit pour l’humain d’habiter cet endroit pour un instant, tout en stimulant – pourquoi pas – la venue de vrais oiseaux par les enregistrements.

Cet espace sonore crée ainsi dans cette précieuse friche une destination supplémentaire, esquissant ce qui pourrait devenir un jardin sauvage, dans l’esprit du jardin en mouvement de Gilles Clément (*voir programmation*) : les dynamiques végétales naturelles sont accompagnées, accueillent la faune sauvage en recherche de milieux vivants, devenant aux côtés de l’humain lieux de biodiversité.

Les propos de l’artiste 

« Le paysage qui nous fait autant que nous le faisons est le résultat de toutes les interactions et interdépendances du vivant, humains compris. Il ne peut plus être considéré comme une simple « nature » décor ou ressource, mais comme le lieu d'expériences sensorielles, de compréhensions et d'émerveillements devant ce que l'on croyait connaître et dont ne cesse d'apprendre : les subtils équilibres entre les espèces qui tissent les milieux vivants dont notre avenir commun dépend. » Laurent Cerciat

L’artiste

Laurent Cerciat vit et travaille à Bordeaux. Sa démarche artistique tente de questionner notre rapport à la « nature » à travers une référence fréquente à l’histoire des jardins et des paysages. De libres déambulations dans l’espace urbain ou rural sont l’occasion de porter un regard nouveau sur l’environnement ordinaire et une attention particulière à certains détails, comme la riche flore spontanée lorsqu'elle subsiste. Il réalise des séries photographiques, des sculptures ou encore des installations éphémères qui invitent le spectateur à expérimenter à son tour des cheminements physiques, visuels ou imaginaires. 

Les parenthèses de Saint-Louis, résilience d’un territoire

Les tempêtes Martin (1999) et Xynthia (2010) ayant provoqué la submersion d’une grande partie de Saint-Louis-de-Montferrand, les 15 parcelles les plus exposées en bord de Garonne ont été classées Zone d’extrême danger. Cette mesure a entraîné par la suite la démolition des habitations à risque et la réhabilitation des berges. Ces espaces, gérés conjointement par la Ville et Bordeaux Métropole, ont été reconvertis en lieux de convivialité ou de sensibilisation à la biodiversité, à l’art et au paysage et s’appellent désormais Les parenthèses. Le terrain des 143/145 avenue de la Garonne, où se tenaient précédemment des habitations, est dédié au programme d’art public métropolitain et accueille Habitat(s) en 2022.

Un programme de rendez-vous publics

L’inauguration de l’œuvre est prévue dans le cadre du Printemps des parenthèses organisé par la commune de Saint-Louis-de-Montferrand, moment privilégié pour célébrer les cycles naturels. Sa désinstallation interviendra à l’automne 2022.

Agenda


« Habitats » - Galerie photos

Publications & Documents

Document Format / Poids
Livret sur l'œuvre « Habitat(s) »

Livret sur l'œuvre « Habitat(s) »

Pdf / 3.45 Mo

Publié le 25/05/2022

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