Projection : "Verführung am Meer" ("Séduction en bord de mer"), un film de Jovan Zivanovic (1963)

Bordeaux

Une belle touriste qui cache son véritable dessein tente de séduire un ermite sur une île déserte de l'Adriatique...

Projection : "Verführung am Meer" ("Séduction en bord de mer"),  un film de Jovan Zivanovic (1963)
Verführung am Meer

VENDREDI 29 AOÛT — 18H

VERFÜHRUNG AM MEER

(SEDUCTION BY THE SEA)

Jovan Zivanovic

Allemagne-Yougoslavie / 1963 / n&b / 1h15 / vostfr
Avec Elke Sommer, Peter van Eyck

Berlin, un jour d’hiver enneigé. Une jeune femme se rend à une adresse pour se voir confier, avec une forte somme d’argent à l’appui, une mystérieuse mission sous couvert de séjour touristique au « pays de l’été éternel », dans un port de l’Adriatique. Sur place, elle loue une barque à moteur pour aller se baigner sur la plage d’une des nombreuses iles supposées inhabitées. Mais sur place, elle est accueillie par des coups de fusils et poursuivie par deux chiens loups, elle s’enfuit par la mer. Elle ne tarde pas à revenir et cette fois, rencontre l’ermite hostile, un homme d’âge mur retranché du monde sur cet ilot solitaire, qui ne tarde pas à tomber sous le charme de la jeune touriste égarée…
La blonde aux courbes autant charnelles que spirituelles, c’est Elke Sommer, jeune actrice et chanteuse à la carrière débutante qui rencontrera un certain succès dans les années 60. Le misanthrope au visage buriné et à la solide carrure, c’est Peter van Eyck, acteur américain d’origine allemande dont l’histoire du cinéma retiendra surtout l’impressionnante présence au côté d’Yves Montand dans Le salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot (1953). Ces deux-là se retrouvent au cœur d’un jeu de séduction, motivé par la machination dont la belle Eva est l’instrument. Mais la rencontre pourrait fort bien dépasser les intentions vénales de départ…
On n’en dira pas plus au sujet de ce « petit film » qui parvient pas moins à distiller un certain envoutement grâce à la beauté des prises de vue et de sa lumière, à l’élégance de la mise en scène et la prestation de ses deux protagonistes principaux qu’apparemment tout oppose. Œuvre légère, certainement, sans prétention mais délicate (et souvent pleine d’humour), qui laisse un sentiment de ravissement et de fraicheur, et c’est bien ce qu’on peut attendre d’un film qui aborde nos rivages avec un sourire, celui de la belle Elke.