Manifestation 08/03/2026

Bordeaux

Le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre, nous appelons à une grève féministe massive : grève du travail, des tâches domestiques et reproductives

Manifestation 08/03/2026
AG Féministe Gironde

Le 8 mars : toustes dans la rue !
Le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre, nous appelons à une grève féministe massive : grève du travail, des tâches domestiques et reproductives.
Pour faire entendre nos voix, soyons nombreux·ses aux manifestations et aux différentes actions organisées partout en Gironde !

Plus précaires, plus exposé·es aux violences !
Nous, les femmes et les minorités de genre, ici comme partout dans le monde, subissons des violences sexistes et sexuelles : au travail, dans la famille, dans la rue, elles touchent toutes les classes sociales et frappent d’abord les plus précaires.
En France, des centaines de féminicides et des milliers d’agressions restent impunis, tandis que les institutions protègent les agresseurs :
-> toutes les 2 minutes 30 un homme viole ou tente de violer une femme,
-> tous les 2 jours un homme tue une femme,
-> 94% des plaintes pour viol sont classées sans suite,
-> 1 personne victime de viol sur 2 a tenté de se suicider,
-> 3 enfants en moyenne, par classe de 30 élèves, sont victimes d'inceste,
-> 29,8 % des femmes et 8,7 % des hommes de 18-69 ans déclarent avoir subi un rapport forcé ou une tentative de rapport forcé au cours de leur vie
Nous exigeons des moyens massifs pour prévenir et protéger.

Double journée de travail, demi salaire, journée de misère
Cette année, le 8 mars est un dimanche, cela donne d’autant plus sens à la grève féministe ! La grève féministe, c’est refuser de travailler, de façon salariée comme à la maison, gratuitement. Nous sommes surreprésenté·es dans les métiers du soin et du commerce qui font tourner la société, y compris le week-end. Et le dimanche, le travail domestique et reproductif continue : courses, ménage, devoirs des enfants… Travail invisible, travail indispensable.
Dans l’indifférence générale, c’est nous qui faisons tourner la société. Et pourtant nous ne sommes ni reconnu·es, ni respecté·es !
Face à la montée du fascisme, du colonialisme et du capitalisme : une lutte féministe intersectionnelle et internationaliste !
De l’Iran à l’Afghanistan, des États-Unis à la Palestine, du Soudan aux régions kurdes, les femmes et les personnes LGBTQIA+ sont en première ligne face à la montée du fascisme, du sionisme, des régimes autoritaires et du colonialisme. Partout, l’extrême droite mène des politiques racistes et sexistes et cherche à contrôler les corps et briser nos résistances.
En France, le gouvernement de Macron mène une politique réactionnaire qui, main dans la main avec l’extrême droite, poursuit une véritable guerre sociale contre les femmes et les minorités de genre. Les milliardaires ne s’y trompent pas : ils savent que ces forces sont leurs meilleures alliées pour défendre leurs intérêts et maintenir un système fondé sur l’exploitation.
Alors qu’aucun gouvernement n’a jamais défendu réellement les femmes et les minorités de genre, les attaques sexistes se sont accentuées ces dernières années.
Les discours masculinistes progressent et les violences sexistes et sexuelles augmentent au travail comme dans la sphère familiale.
Réformes des retraites, de l’assurance chômage, loi asile-immigration, casse des services publics, réarmement démographique, hausse du budget militaire : nos vies sont précarisées et mises au service de l’économie capitaliste.
Pendant que les plus riches deviennent toujours plus riches, nous luttons pour nos droits et une société où personne n’est laissé pour compte.
Face à cette offensive globale, nous affirmons une solidarité et une lutte féministe internationaliste et intersectionnelle. Nos oppressions sont systémiques, nos résistances le sont aussi !

Féminisme partout !
À quelques jours des élections municipales, nous devons imposer nos revendications féministes partout. Les mairies portent une responsabilité directe dans ce que vivent les femmes, les minorités de genre et les personnes racisées. En Gironde, de nombreux territoires sont abandonnés : manque d’accès aux services publics de santé, de prévention, d’accompagnement, de soins… alors que les violences sexistes et sexuelles y sont massives. Il n’y a que par notre mobilisation que nous pourrons avoir des municipalités féministes, pas dans les discours mais dans les actes : des politiques qui protègent, accompagnent et garantissent l’accès aux droits, des services publics renforcés et des espaces sûrs.

Nous exigeons :
Un accompagnement médical, juridique, psychologique et social gratuit, sans condition de ressource, ni de statut administratif,
Le déploiment de l’Education à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle féministe et inclusive obligatoire et sur tous les territoires,
Des transports en commun publics sûrs, accessibles, gratuits et nocturnes,
L’augmentation des subventions en cohérence avec l’objectif de budget annuel national de 3 milliards d’euros pour lutter contre les VSS,
L’accueil inconditionnel des personnes migrantes,
La reconnaissance, la revalorisation et la pérennité des métiers féminisés et pénibles (petite enfance, soin, entretien…),
Des crèches et des cantines gratuites et accessibles,
Le refus de toute instrumentalisation sécuritaire, raciste ou répressive des politiques de lutte contre les VSS,
Le respect effectif du prénom d’usage et du genre dans tous les services municipaux (écoles, bibliothèques, équipements sportifs…),
Une tolérance zéro envers les violences sexistes et sexuelles ainsi que les discriminations sexistes, racistes, lgbtqiaphobes dans les institutions.
Ce 8 mars, soyons encore plus nombreux·ses dans la rue !
Rdv 11h, Place des Cônes à Blaye
RDV 13h, Place de la Victoire à Bordeaux
Rdv 15h, Place Joffre à Libourne