D'après une histoire vraie
Au plateau, uniquement des hommes, huit. En variation de gris, pieds nus. Et deux batteurs – Didier Ambact, ancien des Treponem Pal et King Q4 – marquant le rythme d’une danse traditionnelle deven ...
Au plateau, uniquement des hommes, huit. En variation de gris, pieds nus. Et deux batteurs – Didier Ambact, ancien des Treponem Pal et King Q4 – marquant le rythme d’une danse traditionnelle devenue rock. Leur son mat et puissant lance ces frères de danse, qu’on imagine un peu derviches tourneurs, un peu danseurs de zeibekiko ou de sirtaki. Dans cette pièce de Christian Rizzo créée à Avignon en 2013 et jouée des centaines de fois depuis, l’élan est méditerranéen, fourmillant de rondes et de brisures, de chutes et de contact, de mouvements ancrés et aériens. Les hommes s’y empoignent, se tiennent les mains et se raccrochent, solidaires. Loin d’une virilité guerrière, cette réminiscence d’une danse stambouliote qui avait tant frappé le chorégraphe, déploie une masculinité touchante et fraternelle.