Comment mieux prévenir les feux de forêts ?
Protéger les forêts est essentiel pour préserver l'écosystème de la…
Prévenir les inondations, entretenir les cours d’eau et préserver les milieux naturels : la GEMAPI est au cœur de l’action de Bordeaux Métropole face aux risques et au changement climatique.
À travers cette compétence, la Métropole agit concrètement pour protéger les habitants et améliorer durablement le cadre de vie.
La GEMAPI, pour gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, regroupe des missions essentielles pour le territoire. Elle vise à limiter les risques d’inondation, à entretenir les cours d’eau et à surveiller les digues et ouvrages hydrauliques.
Ces actions sont mises en œuvre par Bordeaux Métropole, en lien avec des partenaires locaux, afin d’assurer une gestion cohérente et efficace à l’échelle du territoire.
personnes en zones inondables fluvio-maritime
de cours d'eau dont 250 km sous gestion Bordeaux Métropole
de digues
clapets qui limitent l’entrée des eaux
Face au changement climatique, Bordeaux Métropole s’appuie sur une stratégie à long terme afin d’anticiper et de s’adapter en cas de crises. Cette stratégie engagée depuis 2022 permet de planifier les investissements et de prioriser les interventions sur l’ensemble du territoire.
Des études sont menées pour mieux connaître les zones exposées aux risques naturels ou technologiques, et évaluer les vulnérabilités. Certains secteurs fragiles ont besoin d’une intervention de la Métropole pour gérer, financer, surveiller, entretenir, restaurer des cours d’eau sensibles.
Une des missions de la Métropole est de maintenir le bon état des digues existantes afin qu’elles puissent résister à une tempête de référence, en tenant compte de la montée du niveau de la mer.
De nombreux travaux sont en cours ou finalisés dans les zones les plus urbanisées afin de résorber les désordres et une surveillance du quotidien est assurée. Parallèlement, une réflexion à long terme est engagée pour adapter les territoires face à l’augmentation des risques à l’horizon 2050 : renforcement des digues, délimitation de zones inondables, déplacement ou adaptation des enjeux les plus exposés. Ces actions s’inscrivent dans le PAPI (Programme d’Action de Prévention des Inondations) à l’échelle de l’estuaire et piloté par le SMIDDEST.
Cette digue protège environ 7 000 habitants et employés travaillant sur le secteur. La zone renforcée fait partie de la digue de Saint-Jean/Belcier/Bègles. Elle est localisée en rive gauche de la Garonne sur les communes de Bordeaux et de Bègles.
Ces travaux permettent de protéger la rive gauche contre les crues de la Garonne, notamment avec la réduction du risque de brèche et l’homogénéisation de la crête de digue.
La Métropole réalise un vaste programme de restructuration du réseau hydraulique de la presqu’île d’Ambès, indispensable pour mieux gérer les excès d’eau et limiter les inondations. Le programme permet la réparation et le renforcement des jalles, la remise à niveau des canaux, étangs et casiers, ainsi que la création de nouvelles infrastructures pour améliorer le stockage temporaire et l’évacuation des eaux en période de crise.
Avec un investissement de 16 millions d’euros, l'intervention de la Métropole permet de sécuriser des habitats, protéger les activités économiques et garantir une meilleure résilience du territoire face aux montées des eaux.
370 km de cours d’eau traversent le territoire de Bordeaux Métropole. Une partie est souterraine et invisible notamment dans le centre de Bordeaux.
Les 250 km en surface sont gérés par les services de Bordeaux Métropole. Les bords des cours d’eau sont des milieux riches en biodiversité mais fragiles, qui présentent une végétation propre aux rivières, la ripisylve.
Pour maintenir cette biodiversité, la Métropole gère la protection et la restauration des écosystèmes aquatiques et des zones humides.
La ripisylve joue un rôle essentiel dans le maintien de l’équilibre entre les différentes espèces végétales et animales présentes aux abords des rivières.
Ses principales fonctions :
La ripisylve nécessite donc une attention et un entretien tout particuliers, via des techniques dites de gestion différenciée : le fauchage sélectif, la réintroduction de plantes, une surveillance approfondie... grâce auxquelles la nature retrouve sa place.
La Jalle de Blanquefort est un affluent en rive gauche de la Garonne, qui draine un bassin versant de 350 km² environ. Il est situé dans l’ouest et le nord de l’agglomération bordelaise sur 12 communes et 176 km de cours d’eau le parcourent.
En tant que gestionnaire, la Métropole réalise en régie l’entretien régulier du réseau hydrographique nécessaire au bon écoulement des eaux, à la préservation et à la restauration de la ripisylve. Elle réalise le suivi de la qualité de l’eau des rivières.
La lutte contre les inondations et la restauration des cours d’eau sont également possible grâce à la formation et à l’implication des citoyens. Lors d'épisodes de crises (inondations, crues…), la Réserve citoyenne de Bordeaux Métropole, composée de volontaires formés aux risques majeurs, peut être mobilisée en appui aux sinistrés.
Les habitants des zones inondables, les acquéreurs ainsi que les riverains de cours d’eau sont sensibilisés à l’entretien et la surveillance de ces zones fragiles. Lorsqu’une parcelle borde un cours d’eau, son propriétaire est responsable de l’entretien de celui‑ci jusqu’au milieu de son lit. En effet, les cours d’eau traversant la métropole ne relèvent pas du domaine public et n’appartiennent pas à l’État : ils sont dits non domaniaux et appartiennent, par conséquent, aux propriétaires des parcelles riveraines. Pourquoi entretenir ces cours d’eau ? Parce qu’un ruisseau bien entretenu contribue au bon fonctionnement hydraulique, à la préservation de la biodiversité et à la prévention des inondations.
En octobre, la Métropole organise le Mois de la résilience. Durant cet événement, Bordeaux Métropole mène des actions d’information et de sensibilisation auprès du grand public : balades, jeux sérieux, conférences, ateliers, expositions, ciné-débat… une centaine d’animations pour mieux connaître les risques existants sur le territoire métropolitain afin de s’y préparer collectivement.
Pour financer la gestion des milieux aquatiques et de protection contre les inondations, il faut des moyens. Pour cela, la Métropole a instauré une taxe additionnelle depuis 2024. Elle repose sur l’assiette fiscale de la taxe d'habitation, de la taxe foncière sur le bâti et le non bâti, et sur la cotisation foncière des entreprises.
Le besoin de financement se chiffre à 97 millions d’euros sur 10 ans, soit 9,7 millions par an. La taxe GEMAPI permet de couvrir une partie des besoins. En 2026, elle correspond à une taxe de 12 euros par an par propriété bâtie en moyenne.
Cette taxe permet à la Métropole de faire face à la vulnérabilité de son territoire, en particulier de :