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Art environnemental à Saint-Louis-de-Montferrand

Publié le 07/04/2023
Mise à jour le 11/04/2023

Une parcelle dédiée à des créations liant art et nature

Vue de drone de l'oeuvre Passerelles de Julien Mouroux dans la forêt

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Vue de drone de l'oeuvre "Passerelles" de Julien Mouroux

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© JB Menges

Présentation

Sur la Presqu’île d’Ambès, longue langue de terre métropolitaine à la confluence de la Garonne et de la Dordogne, les tempêtes Martin (1999) et Xynthia (2010) ont provoqué la submersion d’une grande partie de la commune de Saint-Louis-de-Montferrand. Quinze parcelles parmi les plus exposées en bord de Garonne ont été classées Zone d’extrême danger, une mesure entraînant la démolition des habitations à risque et la réhabilitation des berges. Ces espaces désormais appelés « Parenthèses de Saint-Louis » et aménagés conjointement par la Ville et Bordeaux Métropole, ont été reconvertis en lieux de convivialité ou de sensibilisation à la biodiversité, à l’art et au paysage. Ils sont célébrés chaque année par des rendez-vous publics lors du « Printemps des parenthèses ».

Le terrain des 143/145 avenue de la Garonne, où se tenaient précédemment des habitations, est dédié au programme d’art public métropolitain.

Cette parcelle où se développent de nouvelles dynamiques naturelles est un lieu privilégié pour expérimenter des projets d’art environnemental, de land art, qui évoluent avec la flore, la faune et le cycle des saisons ou les intègrent à l’approche artistique.

En 2020, Julien Mouroux est le premier artiste à investir cet espace qui propose chaque année une nouvelle création en phase avec le contexte particulier de ce territoire de la Presqu’île. Il y créé Passerelles, une œuvre composée de structures en lattes de bambou tressées selon un motif japonais traditionnel en étoile. Les lattes entrelacées épousent des îlots de végétation, désignant et protégeant ainsi la biodiversité ordinaire. Les lignes souples s'élèvent et s'entrecroisent, les surfaces ajourées soulignent les massifs et guident le visiteur dans son cheminement vers le fleuve. Pendant un an, la perception de cette œuvre vivante et évolutive se renouvelle au fil des saisons, avant sa disparition.

À partir de septembre 2021 et jusqu’en octobre 2022, Laurent Cerciat est à son tour invité à poser son regard sur cette parcelle. Son attention et celle de ses complices, Laure Carrier et Denis Cointe, porte sur la faune qui peuple ce territoire. Leurs installations artistiques réunies sous le titre Habitat(s) observent la cohabitation entre espèces et tissent des liens entre occupants animaux et humains.  Une première intervention artistique est composée d’abris en bois, nichoirs pour oiseaux, micro-faune et insectes dispersés dans le paysage. Selon le principe de l’anamorphose, ces éléments éparpillés reconstituent une forme, celle d’un arbre, selon l’endroit d’où on les observe. Sur une seconde partie de la parcelle, un cheminement mène quant à lui à un dispositif créant un nouveau paysage sonore. 

Vue de l'oeuvre Laisse un blanc de Claire Lafargue

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© JB Menges

Laisse un blanc

Lucie Bayens a rassemblé plusieurs artistes au sein du collectif 1.68 pour proposer le projet intitulé LAISSE UN BLANC sur ce site dédié à l’art environnemental.

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LAISSE UN BLANC

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© Claire Lafargue

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