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Bureau de Bordeaux Métropole du 29 novembre 2018

Transports - Déplacements, Eau et assainissement, Consommation d’énergie, Habitat, Urbanisme -
Communiqué de presse

Publié le 29 novembre 2018

Conditions de circulation en amélioration, traité de concession de l'eau potable, déploiement du compteur Linky, création d’un organisme de foncier solidaire

Des conditions de circulation en nette amélioration

Les élus se félicitent des bons résultats du Plan d’urgence Mobilité, voté en avril 2018, qui voit les actions entreprises récompensées par une amélioration significative des conditions de circulation. Les opérations menées sur la rocade financées à 50% par la métropole (seule collectivité à ce jour à accompagner l’Etat sur ce sujet), la mise à 2x4 voies du pont Mitterrand, l’ouverture à 2x3 voies de la section située entre les échangeurs 9 et 10, d’importants aménagements réalisés sur le territoire de l’OIM Bordeaux Aéroparc, les opérations de suppression de carrefours à feux (84 carrefours traites depuis 2015),..participent à cette évolution.

Quelques exemples : sur l’itinéraire complet Pessac/ Saint Vincent de Paul, le soir, le gain atteint environ 10 mn soit une amélioration des temps de parcours de 18%, un effet très net ressenti le matin grâce à la création de la 3 ème voie entre les échangeurs 9 et 10...

Le plan d’urgence se poursuit dans les mois à venir avec de nombreuses actions telles que l’aménagement de l’avenue Haut-Lévèque à Pessac (OIM Bordeaux Inno campus), le chiffre, d’ici 2020, de 200 carrefours supprimés (le prochain situé devant la bibliothèque Mériadeck, boulevard du Maréchal Juin), …pour accompagner cette amélioration, les efforts vont également se poursuivre sur 2 axes :  le développement de véloroutes et des efforts sur le stationnement.

Pour rappel : Bordeaux était en 2016, selon le classement établi par Tom-Tom, la 3 ème agglomération la plus congestionnée de France avec des temps de parcours sur la métropole de 31% plus longs, en moyenne, qu’en situation de fluidité. Cette congestion s’expliquait par la sous-capacité de la rocade (nombreuses sections à 2x2 voies) pour un trafic de transit de 15 000 à 20 000 poids-lourds par jour et 8000 sur la rocade Ouest. 18 des 25 plus gros points noirs de la Métropole se situaient sur la rocade et les autoroutes permettant d’y accéder.

Déjà, fin 2016, une politique volontariste de régulation du stationnement avait été menée par les communes. A Bordeaux, le nombre de places sur voirie est passé entre 2015 et 2017 de 14 000 à 28 000 places. Ces actions ont abouti aux résultats suivants : quartiers en stationnement règlementé, baisse de 10% de la circulation – 8,5% des habitants des quartiers concernés abandonnent la voiture pour s’orienter vers les transports en commun- 20% des automobilistes venant dans ces quartiers changent de mode de transport (50% TC, 20% marche et 20% vélo).

 

Traité de concession de l’eau potable : les termes de l’avenant

Les négociations avec le concessionnaire Suez Eau France initiées en mars 2017 viennent de s’achever et ont abouti à un arbitrage financier permettant de finaliser la rédaction de l’avenant n°10.

Les deux parties ont convenu d’un engagement financier complémentaire du concessionnaire d’un montant de 22,5 M€ HT réparti ainsi : la définition d’un programme complémentaire d’investissements à réaliser par le concessionnaire sur les 3 dernières années du contrat à hauteur de 18,63 M€ HT hors subventions et l’annulation du versement d’une indemnité de 3,87 M€ HT due au concessionnaire en fin de contrat. L’accord porte également sur l’affectation de 2,86 M€ HT du fonds de performance à la réalisation de projets liés aux systèmes d’information du service de l’eau potable de Bordeaux Métropole. Enfin, la modification et la création de clauses contractuelles, sans incidence financière, prendront en compte l’évolution du service et l’environnement du contrat depuis le précédent avenant* entré en vigueur en 2013.

 

Pour mémoire : La gestion du service de l’eau potable de Bordeaux métropole est déléguée à Lyonnaise des Eaux (devenue Suez Eau France depuis octobre 2016) par un Traité de Concession d’une durée de 30 ans qui prendra fin de 31 décembre 2021.Ce Traité modifié par 9 avenants successifs prévoit en son article 6.9 que « le concédant et le concessionnaire conviennent de rendez-vous quinquennaux en vue d’examiner les conditions d’une éventuelle révision des dispositions du présent traité ».Cette révision quinquennale s’inscrit dans le contexte de la délibération d’orientation adoptée par le Conseil métropolitain en juillet 2015, relative aux modes de gestion futurs des services de l’eau et de l’assainissement au terme des contrats en cours.

 

*L’avenant n° 9 du 21/12/2012 qui a acté la précédente révision quinquennale est entré en vigueur au 1er janvier 2013.

Point d’étape sur le déploiement du compteur Linky

Dès décembre 2015, les premiers compteurs ont été déployés sur les communes de Bordeaux et Bègles ; Saint-Aubin de Médoc et Ambés ne verront le déploiement commencer qu’en juin 2019.Cette répartition dans le temps s’explique par l’ampleur des compteurs électriques à remplacer sur le territoire de la métropole. En octobre 2018, 336 000 compteurs Linky ont été posés et raccordés au réseau sur le territoire de la métropole soit 73% du nombre total de compteurs à changer. 430 sont installés par jour en moyenne et mobilisent à plein temps 47 techniciens.

Création d’un organisme de foncier solidaire

Les élus donnent un avis favorable à la création, sur proposition d’Axanis, d’un Organisme de foncier solidaire (OFS) de périmètre métropolitain en lien avec Aquitanis, Mesolia et le Toit Girondin. D’autres opérateurs pourront être associés par la suite. Dans cette proposition, Bordeaux Métropole participera à la gouvernance de l’OFS en intégrant le collège des collectivités locales représentant 35% des voix au sein des instances. L’objectif annuel est de produire 200 à 250 logements à des prix nettement inférieurs au marché, soit 1300 à 1800 ménages pouvant accéder à la propriété sur ce modèle à une échéance de 10 ans.

Rappel : Les organismes de foncier solidaire ont été introduit dans la loi ALUR pour offrir une alternative à la propriété privée du sol et réguler l’inflation des prix de l’immobilier et les inégalités dans l’accès aux logements et aux territoires. Sa création doit être agrée par le préfet de région. L’OFS achète et conserve la propriété des terrains sur lesquels des opérateurs construisent des logements qui seront vendus en Bail réel solidaire ( BRS) à des accédants à la propriété.