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Groupes politiques

Mis à jour le 12 octobre 2017

Place d’expression des groupes politiques du Conseil de Bordeaux Métropole

Conformément au règlement intérieur de la Bordeaux Métropole, voté par le Conseil de Cub du 27 novembre 2009 (chaque groupe dispose désormais de 2000 signes) et en vertu de la loi « Démocratie et proximité » N° 2002-276 du 27 février 2001 (articles L 2121- 27-1 et L 5211 du code général des collectivités territoriales).

Groupe Communauté d’Avenir

Bordeaux Métropole Arena, le rêve devient réalité

Il manquait à la métropole bordelaise une véritable infrastructure capable d’accueillir de grands spectacles, ainsi que les grands noms de la musique et leurs milliers de fans. D’autant que la patinoire Mériadeck est incontestablement sous dimensionnée pour abriter ce type d’événement et que son acoustique est celle… d’une patinoire.

Créer une grande salle de spectacles sur l’agglomération est un projet indispensable, soutenu par Alain Juppé et les élus Communauté d’Avenir depuis une quinzaine d’années. Après de nombreux aléas, celle-ci verra enfin le jour dans quelques mois, grâce à l’impulsion de Bordeaux Métropole.

Située sur les quais de la Garonne à Floirac, au débouché du futur pont SIMONE-VEIL, la grande salle de spectacle, baptisée « Bordeaux Métropole Arena » est conçue dans son architecture comme un galet déposé sur le fleuve. Cette salle entièrement modulable de 2 500 à 11 000 places offre 20 configurations différentes et accueillera entre autres, concerts et événements sportifs indoor.

D’un coût global de 77 millions d’euros, financés en majeure partie par Bordeaux Métropole, incluant la construction d’un parking de près de 1 000 places, ce projet emblématique contribuera au dynamisme économique local et régional.

Outre la construction certifiée HQE, pour laquelle 35 % de la réalisation du chantier est confié à des PME locales, la gestion d’une grande salle de spectacles génère de nombreux emplois dans des domaines variés (gardiennage, nettoyage, manutention, restaurations…).

Enfin, la salle, dotée d’une acoustique exceptionnelle, tant interne qu’externe, sera à même d’accueillir plus de 100 manifestations par an. Pour Alain Juppé, « cette oeuvre magnifique contribuera à faire rayonner la métropole bordelaise. » Le concert inaugural, le 24 janvier 2018, en atteste déjà avec l’unique représentation du groupe Depeche Mode en France. Il ne fait aucun doute que le meilleur est à venir.

communautedavenir.fr

Groupe Socialistes et apparentés

Une rentrée sur ordonnances

Cette rentrée 2017 doit privilégier le double objectif de la sérénité et de la préparation d’une nouvelle année dynamique, constructive à la faveur des habitants de la Métropole. Nous gardons cet horizon comme un des socles primordiaux de notre action publique locale.

Néanmoins, force est de constater que les différentes annonces gouvernementales de l’été créent un climat d’incertitudes et d’inquiétudes dans les collectivités locales.

  • Baisse des dotations de l’État aux collectivités locales de 13 milliards d’euros en cinq ans
  • Fin des contrats aidés qui fragilise les personnes les plus éloignées de l’emploi et le secteur associatif essentiel à la cohésion sociale
  • Manque de clarté sur la compensation de l’exonération de la taxe d’habitation
  • Ambiguïté sur la réforme des rythmes scolaires

Nous ne pouvons que nous interroger sur l’autonomie des collectivités locales, la garantie d’un service public de proximité et sur le respect de nos engagements vis-à-vis de nos concitoyens. Malheureusement, ce gouvernement n’affiche aucune volonté de décentralisation qui constitue pourtant un outil essentiel dans le redressement de notre pays.

Les réformes impactant les collectivités locales doivent faire l’objet d’une concertation qui dure plus longtemps qu’une conférence des territoires. Notre groupe suivra avec attention les mesures annoncées et défendra les intérêts de nos habitants, en particulier les plus fragiles, dans un souci permanent de garantie d’un service public local de qualité et de proximité de notre action métropolitaine.

Groupe Communistes et apparentés

Réagir vite contre cette politique injuste

Les grandes métropoles comme Bordeaux connaissent déjà un peu le monde fait de dérégulation, de dumping social, de recul des services publics et du chacun pour soi dont rêve Emmanuel Macron. L’été 2017 nous en a d’ailleurs donné plusieurs illustrations avec, par exemple, le comportement des plateformes de livraison de repas en vélo. Ces entreprises emploient des coursiers sans contrat de travail, sans protection sociale et sans droits sociaux, se permettent toutes les arrogances. Il y a quelques mois déjà, certaines d’entre elles licenciaient les coursiers par simple texto. Cet été, c’est la plateforme Deliveroo qui modifiait les conditions de rémunérations sans aucune concertation. Voilà donc la « négociation entreprise par entreprise » que la loi El Khomri avait commencé à nous vendre et que le nouveau gouvernement voudrait étendre.

Comme nous l’avons déjà dit au sujet des pratiques de Airbnb qui confisque des logements par milliers, si les nouvelles technologies offrent des possibilités nouvelles d’activités, il n’y a aucune raison de s’affranchir de bonnes conditions de travail et de rémunération. Les 40 plus grands groupes côtés à la bourse de Paris ont réalisé plus de 50 milliards d’euros de bénéfices dans les 6 premiers mois de l’année 2017, soit +23,6 % par rapport à 2016. Dans laquelle de ces entreprises, les négociations salariales ont-elles été à ce niveau !? Aucune.

Mais en cette rentrée, nous connaissons aussi les conséquences de cette politique qui met le Cac 40 à la fête et les services publics à la diète. Avec la suppression brutale des contrats aidés, la poursuite de la baisse des dotations (-13 milliards d’euros à venir), la suppression de la taxe d’habitation, la coupe insensée dans les crédits de la politique de la ville, ce sont des pans entiers de l’action publique qui sont menacés. Et à travers eux, des populations entières laissées à l’abandon. Avec les forces syndicales et associatives, les élus-es communistes seront disponibles pour organiser la résistance à cette politique totalement injuste.

Groupe Europe Écologie – Les Verts

L’air ne fait pas la chanson

La livraison attendue pour début 2018 de la grande salle ARENA à Floirac viendra combler un réel manque au niveau de notre agglomération. Son positionnement (sur la rive droite, en bordure de Garonne) contribue à un meilleur équilibre territorial dans l’offre culturelle, offre que nous aspirons à renforcer via une véritable politique culturelle métropolitaine.

La nouvelle salle s’inscrit également dans la très forte attractivité de notre territoire. Cette dernière a malheureusement son corollaire : une situation du logement de plus en plus préoccupante tant en termes d’offres disponibles que de niveaux de prix (+44 % en 10 ans et encore +15 % en un an) et de loyers, pour les étudiants comme pour les familles.

Lors de cette rentrée, plus que jamais, trouver un toit à un loyer décent aura été un casse-tête, notamment pour les étudiants. Les habitants paient le retard pris dans l’application de dispositifs tels que la mise en place d’un établissement public foncier, la régulation des locations touristiques et l’encadrement des loyers. Les élu-e-s écologistes ont à maintes reprises plaidé en faveur de ces dispositions et regrettent de n’avoir pas toujours trouvé un écho aussi volontariste dans les rangs de l’assemblée métropolitaine.

À la crise du logement est venue s’ajouter la mauvaise nouvelle du gel des contrats aidés, décidée en plein mois d’août et qui est un coup dur porté aux collectivités territoriales et aux associations, mais aussi à l’insertion et à l’emploi. Ces contrats aidés, dispositif certainement perfectible, agissent comme un tremplin vers l’emploi pour des personnes qui en sont trop souvent éloignées (sans qualification, personnes en situation de handicap…) et contribuent au dynamisme du secteur associatif (déjà déstabilisé par les baisses des subventions publiques).

Une rentrée bien éprouvante donc pour nombre de nos concitoyens et qui doit nous conduire à placer l’accès au logement et à l’emploi dans nos priorités politiques de ces prochains mois.