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Les services civiques de Métropole

Mis à jour le 16 janvier 2017

Lutte contre l’illettrisme, protection de l’environnement, valorisation des espaces publics… La Métropole avait tout à gagner de l’énergie neuve des jeunes en service civique. Zoom sur un dispositif en marche depuis quelques mois.
Photo de groupe des personnes en service civique

La démarche

Pas forcément besoin de courir jusqu’au bout du monde pour exprimer son « engagement volontaire au service de l’intérêt général » et son implication solidaire dans les défis sociaux et environnementaux à venir.

Créé en 2010, le service civique s’est vu adopté dans son principe par Bordeaux Métropole en janvier 2016 et a vu arriver les premiers jeunes engagés en septembre. 50 missions ont été définies.

 

Un service civique, c’est quoi ?

Un service civique n’est ni un stage, ni un emploi à durée déterminée. Engagés pour 6 à 12 mois (le plus souvent 8 mois), les volontaires doivent être mobilisés sur des missions utiles à la société, permettant de répondre aux besoins de la population, et vivre, dans le même temps, une expérience d’apprentissage de la citoyenneté et de développement personnel.

Accessible à tous sans condition de diplôme, le volontariat du service civique est ainsi un vecteur de lien social et un instrument d’éducation collective.

 

Témoignages

Anthony Gonzalez, 22 ans              

Une mission d’actualité

« Ambassadeur des actions de lutte contre l’illettrisme »… L’intitulé de la mission proposée par le service Stratégies et solidarités urbaines de la Métropole a tout de suite accroché Anthony Gonzalez. « N’ayant pas été reçu aux concours d’entrée des écoles de journalisme que je voulais intégrer après mon Master 1 Information-Communication, j’avais décidé de m’engager dans quelque chose d’utile qui me laisserait aussi le temps de réviser », explique le jeune homme.

J’avais décidé de m’engager dans quelque chose d’utile

Entre les migrants arrivant en France et les publics défavorisés, il lui semblait motivant de contribuer au recensement de tous les intervenants et de toutes les actions concernant l’illettrisme sur la Métropole.
Le voilà donc qui, depuis septembre, part à la rencontre des partenaires et associations. « De mon travail, explique-t-il, découlera un annuaire regroupant toutes les structures par commune et toutes les informations relatives à leurs missions, publics, tarifs, etc. C’est presque une forme de travail journalistique qui m’a apporté une certaine méthode et m’a vraiment enrichi sur le plan de la découverte de l’étendue de la vie associative. »

Nina Pierquet, 24 ans

Une expérience responsabilisante

Avec sa Licence Anglais-Russe et son Master Gouvernance de la transition écologie et société, Nina Pierquet n’avait pas vraiment pensé s’engager dans un service civique. De retour à Bordeaux dans l’idée de monter son projet professionnel de conseil en mobilité durable, c’est le hasard qui l’a conduite au croisement de l’intérêt général et du sien particulier. « Un ami qui, cherchait, lui, un service civique m’a envoyé l’offre de la Métropole en me disant qu’elle était pour moi, raconte-t-elle. Et en effet : la mission intitulée « Organisation de l’opération « Sans ma Voiture » m’a semblé super intéressante. » À l’œuvre depuis novembre dernier, la jeune femme consacre 25 heures par semaine à monter le challenge ludique qui consiste à proposer à 100 habitants de la Métropole d’abandonner leur auto pendant deux mois.

Cette expérience va me permettre d’éprouver mes compétences

Très autonome sur le projet, elle recherche les partenaires en mobilité durable, recrute les participants, assure le suivi médiatique et l’organisation des événements. « Plus responsabilisante qu’un stage, cette expérience va me permettre d’éprouver mes compétences et de connaître les acteurs du territoire, juge-t-elle. Ça me semble être une excellente transition. »

 

 

Paul Martin & Lola Tonin, 21 ans

Prendre confiance, ouvrir les horizons

Engagés en binôme au C2D (Conseil de développement durable), Paul Martin et Lola Tonin ne se connaissaient pas avant de commencer de concert leur service civique en septembre. La mission proposée d’explorer les sons de la ville a séduit les deux volontaires pour des motifs différents : Paul parce qu’il avait grandi dans les îles et se trouvait déjà sensible aux sonorités, d’une part, et parce qu’après un an d’informatique et deux de philo, il se trouvait un peu indécis sur la suite de son parcours ; Lola parce qu’elle était intriguée par cette étude novatrice et qu’elle cherchait, après son diplôme de LEA, un moyen d’avoir une première expérience avant d’entrer dans la vie professionnelle.

On n’a pas la chance tous les jours de voir des métiers où on réfléchit

Arpentant le territoire de bout en bout, le duo se consacre donc à l’étude exploratoire dont le but est de dessiner le paysage sonore de la Métropole. Allant à la rencontre des habitants, ils recueillent les informations qui feront l’objet d’un rapport remis à l’ensemble des maires. Une expérience déjà gratifiante pour l’un comme pour l’autre, au-delà même de la confiance qu’ils éprouvent. « J’aurai découvert tout un monde, confie Lola. On n’a pas la chance tous les jours de voir des métiers où on réfléchit ! ». Et Paul d’ajouter : « J’aurai eu un exemple concret de la démocratie ; de la façon dont les citoyens peuvent influer sur les choses. »

 

 

Païno Kanimoa, 20 ans

« Monter entièrement un projet »

C’est pour « occuper intelligemment son temps » que Païno Kanimoa s’est engagé dans la voie du service civique. Arrivant de Nouvelle Calédonie après deux ans de prépa, le jeune homme venait en France pour tenter les concours et peut-être intégrer Saint-Cyr.

Ce qui m’a plu, c’est de pouvoir prendre des initiatives

En attendant de décrocher sa place dans ces rangs électifs, il a choisi de rendre service à la communauté. Parmi les propositions qui s’offraient à lui, la mission proposée par Bordeaux Métropole l’a attiré pour plusieurs raisons. Parce qu’elle touchait à l’environnement d’une part et parce qu’il y avait un projet entier à monter. « Ce qui m’a plu, confie-t-il, c’est de ne pas avoir seulement un rôle passif ; de pouvoir prendre des initiatives. » Le but de l’opération ? Apprendre aux écoliers à réduire les consommations d’eau et d’électricité, en jouant sur les comportements de manière ludique. Sans véritable expérience ni des enfants ni des actions de sensibilisation, Païno a consacré ses premières semaines à se familiariser avec cet univers.
Déjà enthousiasmé par le déroulement des choses, il estime que son expérience sera positive et plus encore si, comme il l’espère, il aura rendu des enfants plus sensibles à l’écologie.

Jonathan Baum, 20 ans                   

Une remise en question positive

Étudiant en première année de droit, Jonathan a validé son 1er semestre l’an dernier et a décidé de donner un peu de son temps à l’intérêt général plutôt que de « rester tranquillement chez papa-maman ». Quand il a découvert qu’il pouvait, dans le cadre du service civique, devenir « Ambassadeur pour Bordeaux Métropole des outils pédagogiques existants en matière d’égalité femmes/hommes et de lutte contre les discriminations », il a pensé que la mission était pour lui. « J’ai une grand-mère hyper féministe et une mère qui m’a fait baigner dans ces sujets, explique-t-il. Je me suis senti concerné ! »

Je découvre qu’on peut changer les choses !

Le voilà, depuis quelques mois, occupé à recenser tous les outils existant sur le territoire (pièces de théâtre, expositions, interventions, sites Internet…) promouvant l’égalité hommes-femmes et la lutte contre les discriminations. « Au départ, j’avais une idée de la fonction administrative assez négative, avoue-t-il, mais je découvre qu’on peut changer les choses ! J’avais un projet professionnel défini et finalement je ne sais plus du tout quoi faire… Mais c’est une remise en question positive ! »

Retrouvez ces témoignages dans le journal #38

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