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Un programme d’investissement chiffré à près de 3 milliards d’euros

Bordeaux Métropole, Métropole -
Communiqué de presse

Publié le 15 février 2018

Le Bureau de Bordeaux Métropole s’est réuni cet après-midi sous la présidence d’Alain Juppé. En préambule, ce dernier a notamment annoncé qu’il avait décidé de confier à Patrick Bobet le pilotage d’une réflexion sur l’harmonisation des tarifs des communes qui ont instauré le stationnement payant.

Les orientations budgétaires. Première donnée avec laquelle composer, les principales collectivités de France - Bordeaux Métropole, Bordeaux et Mérignac sont localement concernées - sont invitées à s’associer à l’effort de désendettement public et à passer un contrat avec l’Etat, pour les trois prochaines années. Principaux effets : un rythme d’évolution des dépenses de fonctionnement limité à + 1,2 % et une capacité de désendettement ne pouvant excéder 12 ans. Ce contexte étant posé, les recettes de fonctionnement sont estimées à 765 M€ - un montant identique à 2017 - dont 319 M€ pour les produits fiscaux. Globalement, le mouvement à la baisse des dotations de l’Etat, conjugué à une stabilité de la pression fiscale, devrait encore se traduire cette année par une perte « sèche » de ressources de 3 M€. Les dépenses de fonctionnement sont, de leur côté, en baisse (615 M€ en 2018, - 1,4 %), respectant ainsi la norme d’évolution qui doit être contractualisée avec l’Etat.

Quant aux dépenses d’équipement, elles s’établiraient à 698 M€, Bordeaux Métropole continuant d’afficher un plan de charge ambitieux pour « booster » la croissance de l’agglomération, sur la période 2018 - 2022. Ce dernier est en effet chiffré à près de 3 milliards d’euros. Un effort acceptable pour les finances de la Métropole, dont la capacité de désendettement devrait rester très en deçà de la limite des 12 ans indiquée par la loi : 5,5 années en 2020, contre près de 2,6 années fin 2018.

Ressources de substitution. Le Bureau valide un point d’étape sur l’état d’avancement du projet dit « Champ captant des Landes du Médoc ». Pour mémoire, ce projet d’intérêt général vise, conformément aux objectifs du SAGE, à prélever de l’eau dans une nappe non déficitaire - en l’occurrence l’oligocène - afin de « soulager » la nappe de l’éocène, aujourd’hui surexploitée. Il est évalué à 60 M€ HT et intéresse l’ensemble du département de la Gironde. Les premières études engagées par le BRGM démontrent qu’un positionnement de ce champ captant sur les communes de Saumos et Le Temple, aurait un impact limité sur le niveau des eaux superficielles, de l’ordre de 10 cm maximum en période d’étiage.

A ce stade, ce projet suscitant encore des inquiétudes du côté des acteurs locaux concernés (sylviculteurs, collectivités locales), il est proposé de mettre en place un partenariat avec le syndicat des sylviculteurs du Sud Ouest et de signer une convention avec ces derniers, tout en poursuivant différentes études (état des lieux zéro de la ressource, suivi des relations entre le milieu souterrain et le milieu superficiel…). Il est également acté que Bordeaux Métropole recherche, en parallèle, des ressources complémentaires sur son territoire, pour faire face à ses besoins actuels et futurs.