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Pont de pierre : la première phase des travaux de consolidation est achevée

Travaux - chantiers, Patrimoine -
Communiqué de presse

Publié le 6 mars 2018

La première phase des travaux de confortement du pont de pierre, engagée en juin 2017, vient d’être menée à terme avec succès.

Pont de pierre : la première phase des travaux de consolidation est achevée

La première phase des travaux de confortement du pont de pierre, engagée en juin 2017, vient d’être menée à terme avec succès. Réalisés dans les délais prévus par un groupement mené par l’entreprise Balineau, ces premiers travaux ont coûté 15 M€. Ils ont permis de combler les fosses creusées par l’érosion dans le lit de la Garonne et d’installer une barrière de protection des fondations supportant les 16 piles de l’ouvrage. Au total, 26 000 tonnes d’enrochements ont été déposées à l’aide de techniques innovantes : relevés bathymétriques pour identifier les coordonnées GPS des zones à protéger, caméras acoustiques 3D pour la pose des gabions.

Une restauration générale de l’ouvrage est prévue dans une deuxième étape, afin d’en assurer la pérennité. Les travaux devraient englober le renforcement des pieux des piles 7 à 16 - les piles 1 à 6 ont été confortées entre 1993 et 2003 - la remise en état de la maçonnerie et la réfection de l’étanchéité.

Pour mémoire, Bordeaux Métropole a également initié une démarche de mécénat, dans le contexte de la première phase du chantier. Près de 435 000 € ont été collectés à ce jour : 25 261 € côté particuliers (216 contributeurs), 373 262 € côté entreprises et 35 232 € au titre de dons en nature et compétences (aide bénévole d’entreprises sur le chantier par exemple).

Le pont de pierre

Réalisé sur ordre de Napoléon Ier, le pont de pierre a été construit entre 1810 et 1822 : long de 487 mètres, il est composé de 17 arches construites sur 16 piles. Il a été transféré par les services de l’Etat à la Communauté urbaine en 2001. Soumis aux flux et reflux de la marée, ce phénomène étant amplifié par les dragages effectués en amont et en aval, l’ouvrage est notamment confronté à une érosion des talus sous fluviaux qui protègent ses fondations et à un creusement de fosses autour de ces talus. Depuis le début des années 1990, des capteurs installés dans certaines piles permettent de surveiller l’ouvrage en temps réel.