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Plongée dans le quotidien d'un pilote maritime

Mis à jour le 30 octobre 2018

C'est un métier de passion, exigeant et intimement lié à la géographie régionale. Tour d'horizon avec Guilhaume Blondet, un des 22 pilotes maritimes de la Gironde.
portrait de Guilhaume Blondet ©Christophe Goussard

L'appel du large

C’est Guillaume Blondet, 42 ans et 7 ans et demi de métier, qui le 27 octobre dernier était à bord du Mir pour guider la remontée du fameux trois-mâts vers le Port de la Lune.

La seule difficulté avec le Mir, c'est d'effectuer une jolie manœuvre : c'est un bateau "facile", 2 fois plus petit qu'un paquebot de croisière comme le Crystal Symphony

Diplômé en 2000 de L'École Nationale de la Marine Marchande (« L’Hydro » en jargon interne), il a longuement sillonné l’Europe du nord, l’océan indien, les Antilles et l’Afrique de l’ouest sur des pétroliers, commandés à partir de l’âge 28 ans.
Originaire d’un petit village du Tarn-et-Garonne, celui qui enfant passait ses vacances au bord de la mer en se rêvant pilote de ligne (« une autre façon d’être commandant de bord ! »), exerce aujourd’hui « un métier qui permet une vie de marin sans trop s’éloigner, avec de « beaux jouets » entre les mains.

Un métier ultra-spécialisé, enrichissant et passionnant, où se mêlent la poussée d’Archimède, la trigonométrie, l’art de la belle manoeuvre et la dimension humaine ».

Galerie Photos - Pilote maritime

Reportage photos signé Christophe Goussard, réalisé à l'occasion de l'escale du Mir à Bordeaux, le 27 octobre 2017.

Un métier exigeant

Le pilote maritime, c’est la boussole du bateau ; celui qui prend les commandes du navire entre l’entrée de la rivière et les différents ports, là où les eaux présentent le plus de risques.

C’est un métier exigeant qui demande de connaître parfaitement la géographie et l’hydrographie du territoire : rade, fonds marins, courants, configuration des côtes et des ports, législation…

Le passage sous le pont Chaban est très particulier : il faut arriver au moment où il y a le moins de courant. Nous, pilotes, nous avons été entraînés sur simulateur à le franchir dans toutes sortes de conditions. Les commandants n'ont pas cette expérience ; la confiance entre nous c'est primordial.

En Gironde, bancs de sable, courants, hauts fonds et brouillard rendent délicate la navigation sur l’estuaire. Pour la prise en charge des bateaux à l’embouchure de l’estuaire (principalement venus de la grande Europe de l’ouest), le point de rencontre a lieu à la « Bouée BXA », au large de Cordouan.

Pour les navires de plus de 50 m, le pilote maritime assure un service, de jour comme de nuit, 365 jours par an. Chaque année, les 22 pilotes maritimes de la Gironde effectuent quelque 2 500  actes de pilotage (entrée / sorties des zones portuaires et trafic interne).

La profession recrute aujourd’hui sur concours national des officiers de la Marine Marchande diplômés au plus haut niveau, âgés de 35 ans au plus, et ayant navigué au moins 10 ans : ceux que l’on nommait autrefois « capitaines au long cours »…

Devenir pilote maritime
www.public.pilotes-maritimes.com
www.marine-marchande.net

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Article complet à retrouver dans le Journal 42 de Bordeaux Métropole, en distribution du 22 au 26 janvier et en téléchargement en haut de cette page !

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